Chers amis,
Nous
voici réunis comme tous les ans à Cauchy-à-la-Tour
dans la ferme natale du Maréchal Pétain. Notre Association
était déjà là en 1956, pour commémorer
le centième anniversaire de sa naissance, nous sommes toujours
là en 2006 pour en célébrer le 150ème
anniversaire, et nous serons encore là en 2056, du moins
nos descendants, pour rendre hommage à Philippe Pétain,
Maréchal de France, vainqueur de Verdun, chef de l’Etat
français, en espérant que, d’ici là,
les Français se soient réhabilités en rendant
son honneur au prisonnier de l’Ile d’Yeu.
Notre
Association, fondée en 1951, à la mort du Maréchal
sous le haut patronage du Général Weygand, présidée
par des personnalités de premier plan que vous connaissez
tous, peut-être fière de l’action qu’elle
mène depuis 55 ans pour la réhabilitation de Philippe
Pétain.
Soixante
ans après le procès du Maréchal, cette longue
page d’Histoire qui va de 1914 à 1945 continue de
s’écrire et n’est pas encore tournée.
L’ADMP, confortée et je dirai même légitimée,
s’il en était besoin, par le jugement de la cour
européenne de Strasbourg, du 23 Septembre 1998, poursuit
son combat pour la vérité et la justice, malgré
les attaques perfides des tenants de l’Histoire officielle
et de la Pensée unique.
Cependant
un vent de révisionnisme, au sens étymologique,
semble souffler sur les esprits contemporains qui n’acceptent
plus de penser en noir et blanc. L’opinion accepte de moins
en moins la politisation de la mémoire et la culpabilisation
du Peuple français. Elle rejette avec force cette tendance
à l’aliénation des esprits qui conduit à
une repentance unilatérale. Ce détournement de la
Mémoire qui est une falsification inacceptable de notre
Histoire, suscite néanmoins quelques réactions inattendues
chez certains historiens ou intellectuels conformistes qui se
sont élevés contre les lois liberticides qui régissent
l’enseignement officiel.
Ils
dénoncent la réécriture de l’histoire
imposée et ont signé une pétition pour l’abrogation
des articles de loi contraignant la recherche et l’enseignement
de cette discipline.
Avec
toutes les réserves que l’on peut apporter à
cette première prise de conscience de ces historiens installés
dans le système, on ne peut que les encourager à
persévérer et à revoir leur copie concernant
la personne et l’œuvre du Maréchal. Qu’ils
rejoignent ceux qui, en leur âme et conscience, au-delà
des idéologies, n’ont cessé d’écrire
l’Histoire à l’endroit : ISORNI, REMY, PEDRONCINI,
DREYFUS, Gal LE GROIGNEC… et bien d’autres.
Nous commémorons également en cette année
2006 le 90ème anniversaire de la Bataille de Verdun, dont
le nom restera éternellement attaché à la
personne du Maréchal Pétain.
Or malgré toutes les célébrations officielles
prévues, les émissions de radio et de télévisions,
les livres consacrés à cet évènement
historique ou les nombreux articles de presse, le nom du Maréchal
est occulté ou son rôle est fielleusement minoré.
Nous savons pourtant comme tous les gens intellectuellement honnêtes,
que nul ne peut contester au Maréchal, son titre de «
Vainqueur de Verdun ».
Aussi devons-nous, dans un premier temps, nous attacher à
restaurer dans la mémoire collective, la place prépondérante
et incontournable du général Pétain dans
la victoire de 1918.
L’évocation ensuite du prestige du Maréchal,
entre les deux guerres, la popularité dont il jouissait
en France et dans le monde, doivent être rappelés
à ceux qui ont la mémoire courte, de même
que l’appel des politiciens impuissants au « plus
prestigieux de nos chefs », après la défaite
de 1940 pour lui refiler « l’ardoise de leurs erreurs
», afin qu’il proclamât l’armistice.
Le Maréchal est un tout, on ne, on ne peut dissocier les
périodes de sa vie dissocier les périodes de sa
vie, de 14-18 et de 40-45.
Si Philippe Pétain fut glorieux en 14-18, il fut grand
dans les années 40, où sacrifiant son prestige et
sa tranquillité, après une vie bien remplie au service
de la Patrie, il remit tout en question en acceptant de faire
le don de sa personne à la France, pour atténuer
son malheur.
Plus
d’un demi-siècle a passé, la réconciliation
européenne se concrétise péniblement, il
reste à réaliser la réconciliation des Français,
malgré les passions d’une minorité et l’hostilité
des lobbies.
Il
faut à côté du souvenir, privilégier
le travail en profondeur dans la population et jusque dans les
écoles. Il suffit d’actualiser notre discours et
de moderniser notre action. Sans prosélytisme, sans sectarisme,
mais fidèles à l’Histoire, il convient d’exposer
les faits dans leur vérité, sans concession, car
les faits sont têtus.
Les
jeunes générations, malgré le décervelage
auquel elles sont soumises, sentent confusément l’orientation
mensongère de l’enseignement officiel, elles doutent
et elles cherchent des repères solides que seul le passé
peut fournir, car les PEUPLES SANS MEMOIRE SONT DES PEUPLES SANS
AVENIR.
Alors
Mesdames et Messieurs, chers amis, ne désespérons
pas de l’avenir « le désespoir en Politique
est une sottise » disait le Maître de Martigues et
la Défense du Maréchal Pétain et des valeurs
qu’il incarne est politique, au sens noble du terme.
Notre
association, par son existence même et par son action apporte
sa contribution au rétablissement de la vérité
historique et par conséquent à la réhabilitation
du Maréchal.
Si
Jacques CHIRAC était un grand Président et qu’il
veuille terminer son quinquennat en beauté en laissant
son nom dans l’Histoire, qu’il tienne sa promesse
de faire des obsèques nationales au denier des Poilus à
Notre-Dame de Lorette, et qu’il conduise la dépouille
de son chef, le Maréchal Pétain dans l’ossuaire
de Douaumont où sa place est réservée.
Le
rêve passe… mais l’espoir demeure et le combat
continue, malgré les falsificateurs de l’Histoire,
les corrupteurs de la Mémoire et les complices «
du mensonge qui nous a fait tant de mal ».
Notre
réponse à tant d’ignominies ne doit pas être
la résignation mais la volonté de rester dignes
et confiants, car nous savons que la vérité ne peut
être cachée éternellement. Un jour le Maréchal
sera à Douaumont, selon sa volonté, et sa translation
assurera devant l’Histoire, sa réhabilitation.
C’est
la condition du rachat de la France et son unité nationale.
C’est à nous Maréchalistes de tenir bon, et
de transmettre le flambeau.
Hubert MASSOL