Pétain : le devoir de mémoire
Discours d'Hubert MASSOL
Secrétaire Général de l’ADMP
Cauchy 22 avril 2006


Chers amis,

Nous voici réunis comme tous les ans à Cauchy-à-la-Tour dans la ferme natale du Maréchal Pétain. Notre Association était déjà là en 1956, pour commémorer le centième anniversaire de sa naissance, nous sommes toujours là en 2006 pour en célébrer le 150ème anniversaire, et nous serons encore là en 2056, du moins nos descendants, pour rendre hommage à Philippe Pétain, Maréchal de France, vainqueur de Verdun, chef de l’Etat français, en espérant que, d’ici là, les Français se soient réhabilités en rendant son honneur au prisonnier de l’Ile d’Yeu.

Notre Association, fondée en 1951, à la mort du Maréchal sous le haut patronage du Général Weygand, présidée par des personnalités de premier plan que vous connaissez tous, peut-être fière de l’action qu’elle mène depuis 55 ans pour la réhabilitation de Philippe Pétain.

Soixante ans après le procès du Maréchal, cette longue page d’Histoire qui va de 1914 à 1945 continue de s’écrire et n’est pas encore tournée. L’ADMP, confortée et je dirai même légitimée, s’il en était besoin, par le jugement de la cour européenne de Strasbourg, du 23 Septembre 1998, poursuit son combat pour la vérité et la justice, malgré les attaques perfides des tenants de l’Histoire officielle et de la Pensée unique.

Cependant un vent de révisionnisme, au sens étymologique, semble souffler sur les esprits contemporains qui n’acceptent plus de penser en noir et blanc. L’opinion accepte de moins en moins la politisation de la mémoire et la culpabilisation du Peuple français. Elle rejette avec force cette tendance à l’aliénation des esprits qui conduit à une repentance unilatérale. Ce détournement de la Mémoire qui est une falsification inacceptable de notre Histoire, suscite néanmoins quelques réactions inattendues chez certains historiens ou intellectuels conformistes qui se sont élevés contre les lois liberticides qui régissent l’enseignement officiel.

Ils dénoncent la réécriture de l’histoire imposée et ont signé une pétition pour l’abrogation des articles de loi contraignant la recherche et l’enseignement de cette discipline.

Avec toutes les réserves que l’on peut apporter à cette première prise de conscience de ces historiens installés dans le système, on ne peut que les encourager à persévérer et à revoir leur copie concernant la personne et l’œuvre du Maréchal. Qu’ils rejoignent ceux qui, en leur âme et conscience, au-delà des idéologies, n’ont cessé d’écrire l’Histoire à l’endroit : ISORNI, REMY, PEDRONCINI, DREYFUS, Gal LE GROIGNEC… et bien d’autres.


Nous commémorons également en cette année 2006 le 90ème anniversaire de la Bataille de Verdun, dont le nom restera éternellement attaché à la personne du Maréchal Pétain.
Or malgré toutes les célébrations officielles prévues, les émissions de radio et de télévisions, les livres consacrés à cet évènement historique ou les nombreux articles de presse, le nom du Maréchal est occulté ou son rôle est fielleusement minoré.
Nous savons pourtant comme tous les gens intellectuellement honnêtes, que nul ne peut contester au Maréchal, son titre de « Vainqueur de Verdun ».
Aussi devons-nous, dans un premier temps, nous attacher à restaurer dans la mémoire collective, la place prépondérante et incontournable du général Pétain dans la victoire de 1918.
L’évocation ensuite du prestige du Maréchal, entre les deux guerres, la popularité dont il jouissait en France et dans le monde, doivent être rappelés à ceux qui ont la mémoire courte, de même que l’appel des politiciens impuissants au « plus prestigieux de nos chefs », après la défaite de 1940 pour lui refiler « l’ardoise de leurs erreurs », afin qu’il proclamât l’armistice.
Le Maréchal est un tout, on ne, on ne peut dissocier les périodes de sa vie dissocier les périodes de sa vie, de 14-18 et de 40-45.
Si Philippe Pétain fut glorieux en 14-18, il fut grand dans les années 40, où sacrifiant son prestige et sa tranquillité, après une vie bien remplie au service de la Patrie, il remit tout en question en acceptant de faire le don de sa personne à la France, pour atténuer son malheur.

Plus d’un demi-siècle a passé, la réconciliation européenne se concrétise péniblement, il reste à réaliser la réconciliation des Français, malgré les passions d’une minorité et l’hostilité des lobbies.

Il faut à côté du souvenir, privilégier le travail en profondeur dans la population et jusque dans les écoles. Il suffit d’actualiser notre discours et de moderniser notre action. Sans prosélytisme, sans sectarisme, mais fidèles à l’Histoire, il convient d’exposer les faits dans leur vérité, sans concession, car les faits sont têtus.

Les jeunes générations, malgré le décervelage auquel elles sont soumises, sentent confusément l’orientation mensongère de l’enseignement officiel, elles doutent et elles cherchent des repères solides que seul le passé peut fournir, car les PEUPLES SANS MEMOIRE SONT DES PEUPLES SANS AVENIR.

Alors Mesdames et Messieurs, chers amis, ne désespérons pas de l’avenir « le désespoir en Politique est une sottise » disait le Maître de Martigues et la Défense du Maréchal Pétain et des valeurs qu’il incarne est politique, au sens noble du terme.

Notre association, par son existence même et par son action apporte sa contribution au rétablissement de la vérité historique et par conséquent à la réhabilitation du Maréchal.

Si Jacques CHIRAC était un grand Président et qu’il veuille terminer son quinquennat en beauté en laissant son nom dans l’Histoire, qu’il tienne sa promesse de faire des obsèques nationales au denier des Poilus à Notre-Dame de Lorette, et qu’il conduise la dépouille de son chef, le Maréchal Pétain dans l’ossuaire de Douaumont où sa place est réservée.

Le rêve passe… mais l’espoir demeure et le combat continue, malgré les falsificateurs de l’Histoire, les corrupteurs de la Mémoire et les complices « du mensonge qui nous a fait tant de mal ».

Notre réponse à tant d’ignominies ne doit pas être la résignation mais la volonté de rester dignes et confiants, car nous savons que la vérité ne peut être cachée éternellement. Un jour le Maréchal sera à Douaumont, selon sa volonté, et sa translation assurera devant l’Histoire, sa réhabilitation.

C’est la condition du rachat de la France et son unité nationale.
C’est à nous Maréchalistes de tenir bon, et de transmettre le flambeau.


Hubert MASSOL


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